Appello di Barbara Spinelli ed Elly Schlein per l’immediata sospensione del rimpatrio di venti ragazze nigeriane

COMUNICATO STAMPA

Disapproviamo con forza quanto sta avvenendo in queste ore nel Cie di Ponte Galeria a Roma. Trenta giovani donne nigeriane stanno per essere rimpatriate in un Paese che non corrisponde a nessuno dei canoni di sicurezza stabiliti dalle convenzioni internazionali, considerato insicuro anche dal sito della Farnesina, in disaccordo con quello del Viminale. Gli avvocati non sono stati ammessi ai colloqui con le ragazze. Le associazioni che hanno normalmente accesso al Cie non sono state messe nelle condizioni di appurare se le ragazze facciano parte del gruppo delle sessantasei nigeriane vittime di tratta rinchiuse da un mese e mezzo nel centro, per le quali nei giorni scorsi si è mobilitato anche il sindaco Ignazio Marino – tutte con visibili segni di violenza e alcune di ustione. Secondo gli attivisti che presidiano il Cie, le trenta nigeriane sono da poco state caricate su un pullmino diretto all’aeroporto di Fiumicino. Un provvedimento di rimpatrio metterebbe a serio rischio la vita delle ragazze, pienamente da considerare soggetti vulnerabili, tutelate dagli articoli 11 e 12 della Direttiva 2011/36/UE e gli articoli 20 e 21 della Direttiva 2011/95/UE, alle quali non è stata nemmeno data la possibilità di avvalersi delle misure sospensive previste dall’articolo 39 CEDU. Ci uniamo alla Campagna LasciateCIEntrare e alle tante organizzazioni e associazioni mobilitate in loro difesa per denunciare gli accordi con la Nigeria e i voli congiunti di Frontex, e chiedere l’immediata sospensione del provvedimento.

Compte rendu de la visite de Barbara Spinelli au centre fermé pour étrangers «127bis »

Compte rendu de la visite de Barbara Spinelli au centre fermé pour étrangers «127bis » et de la rencontre avec des représentants de la Coordination des sans-papier dans le centre occupé “La Voix des Sans-papiers”, à Molenbeek.

Le 14 Juillet 2015 à Bruxelles

Ce mardi 14 juillet Barbara Spinelli et son collègue Miguel Urbán Crespo (cofondateur de Podemos) ont rencontré des travailleurs du monde associatif et des militants pour les droits des personnes migrantes et ils ont visité le centre fermé pour étrangers « 127bis » de Steenokkerzeel, près de l’aéroport Zaventem à Bruxelles. La visite était précédée d’une rencontre et d’un échange de vues avec les représentants de la Coordination des sans-papiers (mouvement composé de différents collectifs de migrants bruxellois) dans le centre occupé “La Voix des Sans-papiers”, 184 Boulevard Leopold II à Molenbeek-Saint-Jean.

Voici un compte rendu de la visite.

Il a été écrit par Chiara De Capitani – assistante accréditée de Barbara Spinelli – qui a accompagné les deux euro-parlementaires dans leur visite-enquête.

Les noms ont été changés afin de préserver les personnes concernées.

“La Belgique a été gentille avec moi”, nous dit la première femme sans-papier que nous rencontrons dans l’immeuble occupé du 184 Boulevard Léopold II  assise sur un matelas sans couvertures, “Qu’est-ce que tu attends de ce pays?” “Je souhaiterais un travail, et des papiers en règle”. L’ordre des revendications semble tout à fait casuel mais on ne peut ne pas remarquer que sa première requête est de contribuer à la société, avant d’avoir elle-même les mêmes droits des réfugiés et autres résidents en règle. Pulchérie vient de Guinée et a demandé l’asile en Belgique en 2011, la procédure est toujours en cours et, en attendant, elle réside avec 6-7 autres personnes dans une chambre d’environ 14m² à « L’occupation de La Voix des Sans-papiers » au Boulevard Léopold II à Molenbeek, commune de Bruxelles. Tabitha, qui dort sur un matelas double avec ses deux enfants dans la même chambre de Pulchérie nous raconte que bien que n’ayant pas de papiers, son enfant aîné va quand même à la crèche et apprend le néerlandais.

Ce n’est qu’une des nombreuses chambres occupées de cette maison de maître qui, malgré la taille insuffisante, abrite jusqu’à 200 personnes sans papier en contemporaine. Tout le monde se sent comme part d’une grande famille, les locaux sont très propres et l’espace est partagé avec solidarité, malgré les conditions de vie extrêmement difficiles. Le bâtiment n’a pas d’eau courante, toutes ces personnes doivent se doucher grâce à des seaux d’eau, ni le gaz ni le chauffage marchent: pendant l’hiver un four à micro-ondes sert à la fois comme cuisine que comme chauffage pour les 5 personnes résidantes dans une autre chambre d’environ 11 m².

La maison occupée par les résidents est de propriété d’un particulier qui semble avoir accepté bon gré mal gré la présence des résidents abusifs (la plus part de fois à cause d’un héritage en indivision). Même attitude transigeante, mais arbitraire, chez la police et le bourgmestre : ce dernier peut d’un moment à l’autre commander l’évacuation. Les factures d’électricité ont été payées, dans le cas que nous examinons, par des syndicats.

Les résidents, tous sans papiers, viennent principalement de Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali et Niger. Ils travaillent où aimeraient travailler, se sentent déjà partie de cette société qui tient leur vie dans un limbe, et à laquelle ils ne peuvent contribuer pleinement tant qu’on ne leur laissera une chance. En effet, “comment une société défendant les valeurs d’égalité, de fraternité, de justice et de liberté, peut‐elle accepter que 150.000 personnes vivent sans aucun droit ?” revendique le Front d’Action des Migrants [1].

La solution serait la régularisation du statut de résident: il arrive que la Belgique régularise ses résidents irréguliers pour des raisons humanitaires, médicales, de travail, où parce que les demandeurs sont sujets à une procédure d’asile excessivement longue. Les régularisations sont toutefois très sporadiques, et les résidents ainsi que le Front d’Action des Migrants demandent un cadre juridique intégrant une procédure de régularisation qui soit basée sur 5 critères permanents, inscrits dans la loi, et qui puisse se dérouler devant une commission indépendante.

Les cinq critères devraient être à leur avis les suivants:

  1. L’existence d’une procédure d’asile de longue durée (3 ans, compris la durée de la procédure auprès du Conseil d’Etat),
  2. L’impossibilité d’être rapatrié dans le pays d’origine,
  3. Le fait d’avoir des attaches sociales durables dans le pays d’accueil, ou des circonstances humanitaires à faire valoir
  4. Le fait de disposer d’un projet de contribution socio-économique en Belgique
  5. Le fait d’être gravement malade ou handicapé

Après cette visite et ces rencontres, on s’est dirigé vers le centre fermé pour étrangers « 127bis » de Steenokkerzeel.

Barbara Spinelli avait déjà visité le 19 Décembre 2014 un centre italien d’identification et expulsion (CIE) à Rome (1, 2), centre qu’elle a dénommé “un zoo pour êtres humains”, où les besoins plus primaires étaient niés où sévèrement rationnés. La visite au « 127bis » a été une expérience très différente: on pourrait y voir un hôtel low cost avec de nombreux services primaires que le centre en Italie n’offrait point. Ceci étant dit, c’est un hôtel encerclé de trois grillages d’affilée de 4 mètres de haut, que les “hôtes” ne peuvent quitter et où ils ne peuvent se promener librement. Qui limite leur vie, leurs plaisirs, leur promenades dans la cour du Centre, même leurs lectures. C’est une prison avec les murs couleur rose saumon et une télévision écran plat pour ses détenus.

Ce centre – comme pour rappeler visuellement la privation de liberté de mouvement qu’il organise –  se trouve tout près de l’Aéroport de Bruxelles-National: quelle terrible ironie, pour des « condamnés aux transferts » voulus par le Règlement de Dublin, d’assister en permanence au décollage d’avions allant partout en Europe sans aucune restriction pour les passagers de citoyenneté européenne. En effet, la majeure partie des détenus est enfermée au 127bis dans le cadre du système prévu par le Règlement de Dublin, et attendent d’être renvoyés dans le premier État Membre par lequel ils sont rentrés dans le territoire de l’Union.

Nous rencontrons la nouvelle directrice du centre, qui travaille pour la “détention humaine des migrants illégaux “: combien d’oxymores en une phrase d’à peine 5 mots ! Elle nous semble bienveillante et vouloir contribuer à rendre cet espace plus viable, mais c’est le système même à être par sa nature concentrationnaire: l’idée même que des personnes qui n’ont commis aucun crime se retrouvent privées de liberté est un concept cruel, insensé, et pourtant il fait partie de la quotidienneté des États Membres de l’Union Européenne. Même ce centre qui essaye de répondre à nombreux besoins de ses résidents n’arrive à cacher sa nature carcérale. On s’en souvient vite en visitant la cellule d’isolation: 8m carrés en pierre avec un matelas, un WC, une minuscule fenêtre qui s’entrouvre à peine.

Nous apprenons qu’un détenu afghan du 127bis a tenté le suicide le 6 juillet dernier, et nous en discutons avec la directrice. Emmené à l’hôpital, à son retour au centre il a été menotté et placé en isolement, sans aucune possibilité de communiquer avec sa compagne: ainsi ont écrit les journaux. En général les autorités veulent imposer le silence sur ces drames, comme ce fût le cas lors d’un autre suicide, début avril, au centre fermé de Merksplas dans les Flandres.

Nous commençons notre visite dans une petite pièce où les futurs détenus laissent leurs biens: la liste des choses qu’ils ne peuvent porter à l’intérieur du centre est longue et inclut tout GSM ou appareil donnant accès à internet: la raison ne peut qu’être répressive. Nous remarquons qu’ils ne peuvent même pas porter de lecteur MP3, la directrice nous assure que l’interdiction d’entendre la musique ou d’autres enregistrements est en effet absurde : depuis le début de la nouvelle gestion, les détenus peuvent porter les appareils avec eux (mais pas dans la cellule d’isolement, dont le caractère doit évidemment rester punitif. Même les livres étaient interdit en isolement, jusqu’à une date récente).

Nous rencontrons ensuite la jeune psychologue qui travaille avec les résidents. Elle n’hésite pas à avouer qu’elle traite “des symptômes normaux à cause de leur situation anormale”. Elle voit beaucoup de détenus et peut les écouter en plusieurs langues grâce à des interprètes. On apprend aussi que la prescription de médicaments antidépressifs où de somnifères a lieu de manière contrôlée (normalement, on nous dit, un infirmier appelle le docteur qui après consulte un psychiatre avant de prescrire ces médicaments). Selon le docteur qui nous accueille, les somnifères sont donnés en général pour un maximum de 10 jours (ce qui n’est pas le cas dans la majeure partie des centres en Italie, confirme Barbara Spinelli dans l’échange avec le médecin).

Après la cellule d’isolation, nous passons à la “chambre conjugale”, où les détenus peuvent rencontrer leur conjoint(e) après un mois de détention: la salle contient un lit double et une toilette avec douche privée (autre différence par rapport aux CIE italiens). À côté de la chambre se trouve une petite salle de fitness, l’accès à cette salle n’est tout de même pas libre et on doit demander d’y avoir accès. Cela nous semble paradoxal que tout mouvement où besoin humain de personnes libres et non condamnées pénalement soient contrôlés et préfigurés dans autant de petites salles. Chaque détenu dispose de 2 heures de promenade par jour, dans une cour du centre (le temps est drastiquement limité pour les « condamnés » à l’isolement).

Nous arrivons aux “résidences” des détenus: un long couloir avec des petites chambres une à côté de l’autre, une salle pour fumer, un réfectoire avec une télévision écran plat et une autre salle avec une petite télévision. Nous visitons les locaux: les espaces sont tout petits et les chambres à coucher qu’il nous est donné de voir ont beaucoup de lits simples entassés un à côté de l’autre avec des petites armoires. Le réfectoire a des tables, des sièges et une télévision, la salle pour fumer quelques sièges et un allume-feu incorporé au mur. Le baby-foot au milieu du couloir est le seul mobilier avec quelques couleurs et est entouré de personnes.

Les murs sont toujours couleur pastel: vert petit-pois, jaune, rose saumon… Mais toutes ces jolies couleurs n’arrivent pas à cacher le désespoir et surtout le terrible ennui des résidents qui viennent nous parler. Sardar Agha, un jeune afghan sur la trentaine, est tellement habitué à être emprisonné dans des centres qu’il se limite à souligner les raisons pour lesquelles il préférait le centre fermé de Heathrow par rapport à celui-ci (les raisons premières étant l’espace, les horaires flexibles pour l’accès à la cour, ainsi que la présence d’un ordinateur avec internet).

Comme en Italie, comme en Espagne, tous les détenus demandent pourquoi ils sont là, ils ne comprennent pas, beaucoup ont vu leurs familiers mourir où disparaître. Ils aimeraient juste recommencer leur vie et se sentent au contraire suspendus dans le vide, au risque d’être refoulés dans leur pays tant que leur statut de réfugié ne leur sera pas reconnu. Difficile, minoritaires comme nous sommes au Parlement européen, leur donner une réponse encourageante.

Reza, après avoir vu son père mourir en Afghanistan a décidé de fuir et entrer en Europe en passant par la Bulgarie, où il va être transféré maintenant: que doit-il faire là-bas? Il ne connaît personne, il ne parle pas le bulgare, et sait que les conditions d’accueil et d’intégration pour les demandeurs d’asile sont mauvaises; “Il y a pas de travail pour eux, figurez-vous pour moi! Je veux juste contribuer à la société et aurait beaucoup aimé pouvoir le faire ici où j’ai un ami arrivé il y a quelques années”.

La majeure partie des détenus a pris la fuite de pays à haute reconnaissance du statut d’asile en Europe: Afghanistan, Pakistan, Somalie. Beaucoup travaillaient, étudiaient à l’Université, pensaient à former une famille. Nous sortons du centre avec l’impression d’avoir assisté à une rationalisation, un embellissement et une banalisation du mal. Peindre les locaux couleurs pastel et permettre aux gens de voir la télévision leur permettra peut-être d’oublier l’arbitraire privation de leur liberté? Nous ne le pensons pas.

Chiara De Capitani
Bruxelles, le 14 juillet 2015

[1] Le Front d’Action des Migrants (FAM) inclut: le collectif Mobilisation 2009, La Voix des Sans-papiers, groupe Ebola, collectif des Afghans, Mrax, Crer, Resf, Kids Parlement

Visita al centro di detenzione per stranieri 127/bis di Steenokkerzeel

Brussels 13/07/2015

Visite d’une délégation GUE/NGL au centre fermé 127bis de Steenokkerzeel

Ce mardi 14 juillet une délégation composée de deux Membres du Parlement européen – Miguel Urban et Barbara Spinelli (GUE/NGL) –, de travailleurs associatif et de militants pour les droits des migrants se rendra au « centre fermé pour étrangers » de Steenokkerzeel, le tristement célèbre « 127bis ». La visite sera précédée d’une avec des représentants de la Coordination des sans-papiers, à partir de 12h30 à l’occupation de La Voix des Sans-papiers, 184 Boulevard Léopold II à Molenbeek.

Cette rencontre a pour but d’échanger avec les migrants, sur leur vécu et leurs revendications au sujet de la politique d’enfermement pratiquée en Belgique et à travers toute l’Europe.

Six centres fermés sont aujourd’hui en fonction en Belgique, pour un total d’environ 8000 personnes enfermées par an. Dans l’ensemble de l’Union européenne et avec la sous-traitance du rôle de garde-frontière aux pays frontaliers, les centre sont passés de 190 en 2005 à 250 en 2008, et leur nombre ne cesse de croître. Ce sont ainsi des dizaines de milliers de personnes qui sont enfermées par an au seul motif qu’elles ne disposent pas d’un titre de séjour valable.

Outre son coût financier exorbitant et son caractère inutile, cette mesure a des conséquences dramatiques sur la vie des personnes qui y passent.

C’est pour s’opposer à cette politique migratoire européenne gouvernée par une logique sécuritaire et restrictive que des parlementaires, et acteurs de la société civile font régulièrement usage de leur droit de visite dans ces centres, en Belgique comme ailleurs.

À une Europe qui emprisonne, qui stigmatise et rejette les migrants, nous opposons une Europe ouverte et réellement solidaire, pour l’ouverture des frontières, la fermeture des centres fermés et une régularisation des personnes migrantes.

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GUE/NGL delegation to visit 127bis detention centre in Steenokkerzeel

Tomorrow, July 14, GUE/NGL MEPs Miguel Urban and Barbara Spinelli together with associations and activists working for the rights of migrants will visit the infamous “127bis detention centre for foreigners” in Steenokkerzeel just outside Brussels.

The visit will be preceded by meetings with representatives of the Coordination of undocumented immigrants from 12.30 at their centre “La Voix des Sans-papiers,” 184 Boulevard Leopold II in Molenbeek.

This meeting aims to exchange with migrants about their experiences and their demands on the policy of retention in Belgium and throughout Europe.

Six closed centres now exist in Belgium, representing a total of some 8,000 people locked up per year. Throughout the European Union, where the role of border guards has been outsourced in border countries, the number of centres rose from 190 in 2005 to 250 in 2008, and they continue to grow. There are therefore tens of thousands of people who are locked up every year solely because they do not have a valid residence permit.

Other than their exorbitant and unnecessary financial costs, these measures have dramatic consequences on the lives of people who pass through these centres.

To show their opposition to the EU’s restrictive and security based migration policy, parliamentarians and civil society regularly make use of their right of access to these centres in Belgium and elsewhere.

In a Europe that incarcerates, criticises and rejects migrants, we call for an open and truly united Europe, for the opening of borders, the closure of detention centres and the regularisation of migrants.


Si veda anche:

Compte rendu de la visite de Barbara Spinelli au centre fermé pour étrangers «127bis »

 

EU 2013 – The Last Frontier

Bruxelles, 24 giugno 2015. Intervento di Barbara Spinelli in occasione della proiezione del film “EU 2013 – The Last Frontier” di Alessio Genovese e Raffaella Cosentino. 

Incontro-conferenza organizzato da Laura Ferrara (gruppo EFFD – Movimento 5 Stelle), Ignazio Corrao (EFFD – M5S), Barbara Spinelli (gruppo GUE/NGL), nel quadro della preparazione del Rapporto di iniziativa strategica sulla situazione nel Mediterraneo e la necessità di una visione globale delle migrazioni da parte dell’Unione europea (relatori: Cécile Kyenge e Roberta Metsola. Ignazio Corrao e Barbara Spinelli sono “relatori ombra” per i rispettivi gruppi).

Oratori:
Costanza Hermanin – Open Society Foundation
Stefano Galieni – LasciateCIEntrare
Prof. Fulvio Vassallo Paleologo – Università degli Studi di Palermo
Marco Valli – MEP gruppo EFFD
Maria Giovanna Manieri – Picum

Apertura

Grazie Laura Ferrara, grazie Ignazio Corrao, grazie a tutti voi che siete qui.

Interverrò brevemente perché dopo il film avremo comunque modo di discutere. Sono molto curiosa di vedere questo documentario poiché più che mai è necessaria, oggi, una contro-informazione. Ho appena saputo dal regista Alessio Genovese che il suo film, scandalosamente, non è mai stato trasmesso in televisione. Ma forse non è così scandaloso come sembra ma del tutto naturale, del tutto voluto: le immagini reali vengono occultate, si fa politica solo con l’immaginario. Ciò è parte della strategia della paura che in questo momento permea con tanta forza l’Unione europea, la sua “natura”. Sono colpita da quella che, a mio avviso, sembra una stretta sempre più pericolosa, fatta di disinformazione, di paure, di gioco sulle cifre: si parla di esodi biblici che bisogna fermare quando alcuni paesi hanno vere difficoltà e veri aumenti di afflussi di immigrati (è il caso della Grecia o dell’Ungheria), e altri no, e tra questi c’è anche l’Italia. Non c’è un esodo, un picco emergenziale in Italia. Siamo davanti a un dato strutturale – ogni sei mesi arriva un certo numero di immigrati – con cui bisogna fare i conti.

Accesso delle Ong ai centri di permanenza temporanea

Interrogazione con richiesta di risposta scritta E-009663/2014 alla Commissione

Articolo 130 del regolamento

Marie-Christine Vergiat (GUE/NGL), Cornelia Ernst (GUE/NGL), Barbara Spinelli (GUE/NGL), Malin Björk (GUE/NGL), Marina Albiol Guzmán (GUE/NGL), Ulrike Lunacek (Verts/ALE), Josep-Maria Terricabras (Verts/ALE), Sylvie Guillaume (S&D), Pina Picierno (S&D), Juan Fernando López Aguilar (S&D), Elly Schlein (S&D), Cecilia Wikström (ALDE), Tanja Fajon (S&D), Kashetu Kyenge (S&D), Jean Lambert (Verts/ALE) e Christine Revault D’Allonnes Bonnefoy (S&D)

Oggetto:  Accesso delle ONG ai centri di permanenza temporanea

La Commissione ritiene (risposta del 13 maggio 2013 all’interrogazione E-002523/2013 del 5 marzo 2013) che, ai sensi dell’articolo 16, paragrafo 4, della direttiva 2008/115/CE, le ONG possano controllare la situazione relativa al trattenimento prima dell’allontanamento dei cittadini di paesi terzi. Gli Stati membri hanno il diritto di stabilire che tali visite devono essere soggette a un’autorizzazione, rilasciata sulla base di requisiti procedurali da definirsi in maniera chiara e conforme all'”effetto utile” della direttiva. Un reiterato rifiuto di accesso ai centri di permanenza temporanea senza una giustificazione oggettiva potrebbe essere considerato una violazione.

Nella comunicazione in merito alla politica di rimpatrio dell’UE (COM(2014)0199 definitivo), la Commissione afferma che “in sette Stati membri è tuttora problematico” il recepimento giuridico di tale articolo. Nel frattempo, l’accesso ai centri di permanenza temporanea richiesto da parte di numerose ONG continua a essere ripetutamente negato in modo ingiustificato o insufficientemente giustificato.

1. Quali sono gli Stati membri in cui il quadro giuridico e le relative prassi pongono ancora problemi?

2. Quali misure ha la Commissione adottato per convincere gli Stati membri a recepire la direttiva 2008/115/CE conformemente all'”effetto utile” e al fine di rispettare tale “effetto utile” nella prassi?

3. Ha la Commissione avviato procedure d’infrazione come annunciato nella sua risposta alla succitata interrogazione scritta?


E-009663/2014
Risposta di Dimitris Avramopoulos a nome della Commissione

(4.6.2015)

La Commissione ha espresso a diversi Stati membri la sua preoccupazione circa il corretto recepimento dell’articolo 16, paragrafo 4, della direttiva sui rimpatri. In risposta alle richieste dalle Commissione, tre Stati membri hanno adattato la legislazione nazionale già nel 2014 per renderla conforme al suddetto articolo 16, paragrafo 4. La Commissione prosegue gli scambi con gli altri Stati membri, anche nell’ambito della procedura d’infrazione formale.

Per quanto riguarda il funzionamento e il controllo dei centri di identificazione ed espulsione (CIE) nazionali, compresa la corretta applicazione delle norme sull’accesso delle ONG a queste strutture, sarà utilizzato il sistema di ispezioni previsto dal nuovo meccanismo di valutazione Schengen istituito dal regolamento (UE) n.1053/2013 [1], che inizierà ad essere applicato concretamente nel 2015.

I giudici nazionali sono inoltre tenuti ad applicare la legislazione nazionale nel debito rispetto degli obblighi imposti agli Stati membri dalla direttiva sui rimpatri. La Commissione raccomanda alle ONG il cui diritto di visita ai CIE dovesse subire indebite restrizioni di avvalersi dei mezzi di ricorso legali disponibili a livello nazionale.

[1] Regolamento (UE) n. 1053/2013 del Consiglio, del 7 ottobre 2013, che istituisce un meccanismo di valutazione e di controllo per verificare l’applicazione dell’acquis di Schengen e che abroga la decisione del comitato esecutivo del 16 settembre 1998 che istituisce una Commissione permanente di valutazione e di applicazione di Schengen, GU L 295 del 6.11.2013, pag. 27.

I reietti di Ponte Galeria

"Ponte Galeria"

19 dicembre 2014, visita ufficiale di Barbara Spinelli al Centro di identificazione ed espulsione di Ponte Galeria, nei pressi di Roma. 

Uno zoo per umani, ma senza erba né alberi né rocce come quelli che oggi sono concessi ai non umani. Una spianata di cemento e, anziché gli alberi, una fitta foresta di sbarre d’acciaio che delimita e suddivide gli spazi dove i detenuti dormono, escono nelle gabbie antistanti le camerate, fanno qualche passo nel corridoio centrale, anch’esso cintato da barriere. Le gabbie per animali rari che la Francia inventò in pieno Terrore, negli anni ‘90 del Settecento, erano proprio così – loculi e inferriate – solo che col tempo per le bestie andò un po’ meglio. Tutto resta invece grigio-ferro, qui a Ponte Galeria: le sbarre di recinzione, il plexiglas che impedisce ai detenuti di salire sui tetti, le graticole che fasciano le finestre dei dormitori.

Il CIE (Centro di identificazione ed espulsione) di Ponte Galeria, sobborgo di Roma, non finge nulla, anche se qualcuno forse ha ripulito alla meglio i cessi in occasione della visita di controllo dell’europarlamentare. L’osceno si disvela subito per quello che è: un campo di concentramento per migranti non in regola col permesso di soggiorno, richiedenti asilo, stranieri che hanno scontato una pena carceraria ma sono senza documenti, ammucchiati e confusi gli uni con gli altri. L’Italia e l’Europa esibiscono la propria verità concentrazionaria senza pudore né memoria d’alcun genere, anche se non senza frapporre ostacoli a chi viene da fuori – autorità parlamentari o associazioni della società civile che vogliono indagare, capire, denunciare.

Il venerdì 19 dicembre ero lì, in missione ufficiale come eurodeputata, accompagnata dalla mia assistente e portavoce Daniela Padoan e da una delegazione composta di amici difensori dei migranti e dei loro diritti. I gestori di Ponte Galeria avevano il dovere di aprirmi i cancelli, perché l’accesso non può esser vietato a un parlamentare e al suo assistente. Ma fin dall’inizio avevo chiesto di entrare con una delegazione, perché assieme ad essa avevo preparato la visita. Sono entrate, ma di straforo, solo l’avvocato Alessandra Ballerini, Gabriella Guido responsabile della campagna LasciateCIEntrare e Marta Bonafoni, consigliere regionale del Lazio. Gli altri sono stati tenuti fuori dai cancelli, per strada, e non perché il viceprefetto avesse dato ordini in tal senso. Il viceprefetto responsabile del CIE mi aveva personalmente dato il consenso, appena arrivata, ma la Questura ha messo il veto. L’organo inferiore ha scavalcato il superiore, abusivamente. Così gran parte degli amici sono restati fuori: l’antropologa Annamaria Rivera, Stefano Galieni responsabile nazionale immigrazione del Prc, Antonello Ciervo avvocato dell’Asgi (Associazione studi giuridici sull’immigrazione), Cinzia Greco attivista della campagna LasciateCIEentrare, l’avvocato Flavio Del Soldato, il giornalista Giacomo Zandonini. Solo nella seconda parte della visita ho temporaneamente lasciato l’edificio e vi sono rientrata riuscendo a farmi accompagnare da Giovanni Maria Bellu, direttore del giornale Left e presidente dell’associazione Carta di Roma.

Con Daniela Padoan e i pochi con cui sono entrata ho visto l’orrore del CIE romano, simile a quello di tanti CIE in Italia. Il Centro di Ponte Galeria ha sede nella periferia sud ovest della capitale, in una caserma, la Gelsomini, dove nel 2001 si addestrarono gli agenti della celere inviati a Genova per eseguire la macelleria messicana del G8. Fu ancora qui, nel dicembre 2013 e nel luglio 2014, che una decina di migranti si cucì le labbra: un segno di protesta estrema. Fuori dai cancelli, volanti e blindati delle forze d’ordine; oltre il cancello un cortile, ed eccomi nello spettrale caseggiato del CIE: un corridoio dove si susseguono alcune stanze, adibite via via agli incontri con i parenti, ai colloqui con i legali che convalidano le detenzioni ed espulsioni dei reietti, poi l’ambulatorio medico, poi la stanza dello psichiatra che però non c’è – per il momento è stato licenziato perché impiegato dalla vecchia gestione – infine il bagno del personale, le pareti costellate di scritte ingiuriose che gli impiegati della gestione precedente hanno graffiato non si sa quando.

Subito dopo, gli spazi geometricamente suddivisi del carcere-lager, a sinistra gli uomini e a destra le donne: qui s’accampa la geometria delle sbarre altissime, cui stanno aggrappati (questo giorno di visita è un avvenimento)… chi sta aggrappato per la precisione, e come li chiamiamo? Il vocabolario dei custodi e delle forze d’ordine tentenna e scivola come fosse liquido, senza arrivare a solidificarsi. Li chiamano a volte detenuti, o addirittura “utenti”, o “ospiti”; molto più di rado trattenuti. Capita anche che mettano in fila i due attributi: «detenuti-cioè-mi-scusi-trattenuti». Annamaria Rivera, che aspetta inutilmente fuori dall’edificio, mi scriverà una email, dopo la visita: «Abbiamo discusso vivacemente con due gestori. Di loro, mi hanno impressionata, tra le altre cose, l’ideologia e il lessico da ‘banalità del male’: uno definiva gli internati “utenti” e affermava che erano lì, i custodi, per dovere civile, cioè per migliorare il “servizio”».

Prima di entrare nei recinti, chiedo ai custodi: «Si può parlare con loro?» – «Un momento, i capibanda per ora non ci sono, magari sono a mensa» – «I capibanda?». Sì, i capibanda. Così vengono interpellati e descritti i rappresentanti dei detenuti. Il lessico di Ponte Galeria è impastato di parole prese in prestito dal crimine, dalla malavita. «Comunque vi consigliamo vivamente di non entrare, sono molto agitati. Sono pericolosi.» Da lunedì mattina 15 dicembre il Centro è nelle mani di un nuovo ente, l’agenzia francese Gepsa, specializzata in amministrazione carceraria. L’agenzia ha vinto la gara perché il capitolato che ha presentato prevede tagli al personale e diarie decurtate ai detenuti (2,5 euro al giorno). I prigionieri parlano ossessivamente di spending review: è un vocabolo appreso in fretta. Da lunedì manca quasi tutto, nel CIE: vestiti caldi, biancheria, calze, lenzuola di ricambio, kit con spazzolino da denti e dentifricio per i nuovi arrivati, assorbenti per le donne. I nuovi gestori dicono che ci vorrà del tempo, che qualche grave «inconveniente» sarà superato.

Ma nelle grandi linee le norme sono le stesse: questo è il regno del diritto emergenziale permanente, e nessuna miglioria cambia i dati di fatto. Ai reclusi è proibito tenere matite o penne, per evitare che le inghiottiscano e finiscano in ambulatorio. Non possono avere carta da scrivere, per motivi che non riescono a delucidare anche se chiedi molto. Hanno il telefonino, e tra noi visitatori e loro c’è un fitto scambiarsi di numeri, ma la connessione internet è preclusa. Non hanno accesso ai giornali. Nelle camerate in un angolo per terra è acceso un piccolo televisore, ma chissà quel che possono vedere e in che ore. I gestori smentiscono, ma tutti i detenuti con cui parlo sono esasperati perché di notte le luci al neon sul soffitto sono ininterrottamente accese, e addormentarsi è difficile se non impossibile. Di qui – anche – l’alto uso di sonniferi. Ricorrente è anche la somministrazione di anti-epilettici o, per i tossicodipendenti, di metadone. Le tensioni si alzano e scendono come maree, e a seconda del loro livello si dispiegano più o meno numerose le forze d’ordine, manganelli bene in vista e grosse pistole alla cinta. La struttura contiene al momento 98 reclusi (76 uomini e 22 donne).

Entriamo a questo punto nelle camerate, dove ci sono otto o dieci letti in uno spazio che ne dovrebbe contenere quattro. Dentro fa freddo come fuori, nel cortile recintato: il riscaldamento funziona a intermittenza, mi dicono, sempre che funzioni. I reclusi mi fanno vedere le poche cose che ricevono: lenzuola di carta che subito si sbrindellano sopra il materasso («non ce le danno di stoffa perché temono che le attorcigliamo e le trasformiamo in corde»), e sopra una coperta militare marrone. Un detenuto ci mostra di nascosto un pettinino sbocconcellato: i pettini sono proibiti, vai a sapere perché. La maggior parte calza ciabatte o sandali infradito di gomma, anche se fa parecchio freddo. Sono vietati i lacci, se hai le scarpe. Un detenuto ride dell’ordine insensato: i lacci no, ma uno spago che funge da cintura per i pantaloni troppo larghi, «quello sì lo possiamo portare ed eventualmente impiccarci».

Tutti sono angosciati dall’igiene: sono giorni che non ricevono sapone né dentifricio, che non possono andare alla “barberia” (da soli non possono usare lamette e rasoi). Si vergognano molto di quest’incuria e delle barbe non fatte. Sono giorni che non hanno vestiti di ricambio: «Non ci piace puzzare, ma ecco puzziamo». Sono angosciati anche dai gatti che circolano tra il fuori e il dentro le inferriate: «Vorremmo tanto dar loro da mangiare, ma non ne abbiamo la possibilità e allora chi ci pensa ai gatti?».

Resto dentro il recinto sei o sette ore, ma quando ne esco ho l’impressione sia passato un anno. A che scopo son qui? Dico loro che in Europa mi batto contro i CIE, per i corridoi umanitari che legalizzino le fughe verso il nostro continente, per il riconoscimento reciproco del diritto d’asilo nell’Unione, per l’annullamento della Bossi-Fini. E per la revisione o l’abolizione dell’assurdo regolamento di Dublino, che obbliga i profughi a chiedere asilo nel primo Paese dove approdano, anche se non vorrebbero affatto restare in Italia ma andare in Svezia o Germania: lì l’integrazione sociale funziona, mentre in Italia nulla è garantito se non questi indecenti Centri. I relegati sono felici di parlare con un parlamentare. “Onorevole Onorevole”, dicono a ogni piè sospinto, poi fortunatamente cominciano a chiamarmi per nome: Barbara. Ma continueranno a esser così eccitati e speranzosi quando la delegazione se ne sarà andata e li avremo lasciati lì, a passare altre notti senza sonno sotto il biancore del neon?

Tutti i buoni propositi di un parlamentare europeo vanno a sbattere inani contro quei volti di supplica e disperazione semisorridente, che chiedono quel che dovrebbe essere normale: poter uscire da quest’inferno, in cui precipitano inspiegabilmente tutti, incensurati e non; avere informazioni precise (ma mancano gli interpreti); poter raggiungere i parenti che a volte sono fuori Italia, a volte abitano qui vicino, a Roma stessa; poter usufruire di assistenza vera (il barbiere e lo psicologo sono le figure più anelate). E soprattutto: scongiurare il respingimento che le leggi europee almeno sulla carta vietano, il rimpatrio in Paesi dove sta in agguato la morte. Un pakistano, M.M., mi afferra le due mani, a mo’ di preghiera: è cristiano, teme di essere rispedito in Pakistan dove «di sicuro mi ammazzeranno». Parlo anche con un recluso del Ghana che probabilmente è uno dei «capibanda», con un colombiano mitissimo e con una strana pazienza, con il tunisino I.B. che mi dà il numero del suo cellulare, con l’egiziano M.A.: invariabilmente implorano aiuti concreti e immediati che non posso dare e tutti dicono: «Non ci dimentichi ». Nessuno mi chiede soldi. C’è un ex pregiudicato, S.G. Ha scontato una pena a Rebibbia e poi a sorpresa si è ritrovato qui: scrive romanzi e poesie, e ha vinto numerosi premi letterari. Ha studiato e si è messo alla scrittura in carcere. Molti hanno conosciuto lo stesso tragitto: la prigione (il più delle volte per spaccio o taccheggi), la pena scontata fino all’ultimo giorno, per poi ricadere inaspettatamente in questo Lager. I più domandano e ridomandano Perché. Datemi una ragione. Non capisco. Corrono in camerata e ti portano a vedere foglietti ormai sbrindellati che riportano le loro richieste di permesso di soggiorno. Molti sono nati in Italia, ma come sappiamo non hanno diritto alcuno perché da noi vige la legge tribale del sangue.

Ho passato un pomeriggio con loro, e alla fine avevo l’impressione che fosse un tempo sterminato, che t’invecchia rapido. Ero senza più parole. Infinitamente sconsolata. Ci si continuerà a battere per loro, questo è vero. Anzi è più vero che mai. Ma con quale prospettiva di essere ascoltati dalle autorità nazionali ed europee, di obbligarle a guardare in faccia quello che abbiamo visto?

Una cosa so: quale che sia la nostra azione, nel Parlamento dell’Unione europea e nelle associazioni, so che tutti ci stiamo macchiando di un misfatto di enormi proporzioni. È come se visitando i Centri ti spuntasse sulla pelle un marchio, una voglia: il marchio della colpa. Perché questo zoo per umani l’abbiamo fabbricato noi italiani, noi europei. Perché lo definiamo inaccettabile, allontanandoci da quei volti che chiedono risposte fino all’ultimo istante – insopportabile – in cui incroci i loro sguardi prima di partire. Ma lo sappiamo, gli amici con cui sono venuta e io: nello stesso istante in cui pronunci la parola «inaccettabile», e poi prendi il treno per tornare a casa, già hai accettato quello che hai visto, quello che ha ferito i tuoi occhi. Già sei sceso a patti con il tremendo.

I Cie, zoo per umani ma senza erba

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Articolo pubblicato su «La Stampa», 23 dicembre 2014

Il 19 dicembre, come deputato europeo, sono andata in visita al Cie (Centro di identificazione ed espulsione) di Ponte Galeria presso Roma. Ero accompagnata da rappresentanti di alcune associazioni che si prendono cura della disperazione impotente di tanti migranti finiti in queste gabbie penitenziarie. Ho constatato quel che denuncio da mesi, e che è il fulcro della mia attività a Bruxelles: man mano che l’immigrazione aumenta in Europa, man mano che la sua natura muta (i più fuggono oggi da guerre o disastri climatici: per forza sono senza documenti), s’afferma nell’Unione un diritto emergenziale, che sospende leggi iscritte non solo nelle Costituzioni, ma nella Carta europea dei diritti fondamentali.
Così l’immigrazione diventa la nostra comune parte buia: buia perché inaccessibile all’informazione, buia per le ferite inflitte alla dignità della persona. Ogni giorno abbiamo notizie di violenze che colpiscono i migranti, nello spazio Schengen: a Melilla in Spagna, a Sangatte in Francia, e in Grecia, in Italia. Ogni giorno crescono partiti che raccolgono consensi trasformando il profugo in capro espiatorio: penso a Marine Le Pen e Salvini in Francia e Italia, a Dresda avamposto di islamofobi e neonazisti (Npd, Die Rechte). Penso all’Ukip inglese. Ovunque, i conservatori sono in competizione mimetica con l’estrema destra: da Cameron in Inghilterra a Rajoy in Spagna.
La visita a Ponte Galeria è tappa cruciale della battaglia che conduco dal primo giorno in Europa: contro la chiusura di Mare Nostrum e la rinuncia esplicita ai salvataggi in alto mare; in favore del riconoscimento reciproco dell’asilo nell’Ue e di corridoi umanitari che tolgano alle mafie il controllo sui fuggitivi; contro il disumano regolamento di Dublino che obbliga i migranti a chiedere asilo nel primo paese dove approdano, anche se la destinazione è un altro paese europeo.
Quel che ho visto nel Cie eccolo: uno zoo per umani, ma senza erba né alberi come quelli che oggi sono concessi agli animali. Una spianata di cemento e, anziché gli alberi, una fitta foresta di sbarre che delimita gli spazi dove i detenuti dormono, escono nelle gabbie antistanti le camerate, deambulano nel corridoio centrale, anch’esso cintato da barriere. Tutto a Ponte Galeria è grigio-ferro: le sbarre, il plexiglas che impedisce ai detenuti di salire sui tetti, le graticole che fasciano le finestre dei dormitori. Qui l’osceno si disvela per quello che è: un campo di concentramento per migranti non in regola con il permesso di soggiorno, di richiedenti asilo, di stranieri che hanno scontato pene ma non hanno documenti. Italia e Europa esibiscono la propria verità concentrazionaria senza pudore. E senza memoria.
Con alcuni militanti di associazioni che proteggono i migranti son qui a certificare l’orrore. Fuori dai cancelli, volanti e blindati. Dentro il Centro: un corridoio dove si susseguono stanze per gli incontri con i parenti, con i legali che convalidano detenzioni ed espulsioni, poi l’ambulatorio, poi lo psichiatra che però non c’è – è stato licenziato dai nuovi gestori.
Subito dopo, gli spazi geometricamente suddivisi del carcere-lager, a sinistra gli uomini a destra le donne: la geometria delle sbarre altissime, cui stanno aggrappati… come li chiamiamo? Il vocabolario dei custodi tentenna e scivola come liquido, senza solidificarsi. Li chiamano a volte detenuti, o perfino «utenti», «ospiti», più di rado «trattenuti».
Prima di entrare nei recinti chiedo ai custodi: «Si può parlare con loro?» – «Un momento, i capibanda sono altrove» – «I capibanda?». Sì, capibanda. Così sono interpellati i rappresentanti dei detenuti. Il lessico a Ponte Galeria s’impregna di malavita. «Comunque non entrate, sono agitati, pericolosi.» Da lunedì 15 dicembre il Cie è amministrato dalla francese Gepsa, specializzata in carceri. L’agenzia ha vinto la gara perché ha promesso tagli al personale e diarie decurtate ai detenuti (2,5 euro al giorno). I prigionieri parlano ossessivamente di spending review: un vocabolo appreso in fretta. Da lunedì manca quasi tutto, nel Cie: vestiti caldi, biancheria, calze, lenzuola di ricambio, spazzolini e dentifricio, assorbenti per le donne. I nuovi gestori dicono: sono inconvenienti temporanei.
Ma in realtà le norme sono le stesse: l’emergenza genera queste zone d’incessante non diritto. Ai reclusi è proibito tenere matite o penne, per evitare che inghiottendole finiscano in ambulatorio. È vietata carta da scrivere, per motivi arcani. Hanno il telefonino, ma non la connessione internet. Non hanno accesso a giornali. I gestori smentiscono, ma i detenuti sono esasperati perché di notte le luci al neon sono sempre accese. Di qui – anche – l’alto uso di sonniferi. Le tensioni s’alzano e scendono come maree, e a seconda del loro livello si dispiegano le forze d’ordine, manganelli in vista e pistole alla cinta.
Entriamo nelle camerate, dove ci sono 8-10 letti in uno spazio che ne dovrebbe contenere quattro. Dentro fa freddo come fuori; il riscaldamento è intermittente. I reclusi indicano le poche cose che ricevono: lenzuola di carta sbrindellate, una coperta, cibo scarso. Un detenuto ci mostra di nascosto un pettinino sbocconcellato: i pettini sono proibiti, vai a sapere perché. I più calzano sandali infradito, anche se fa freddo. Sono vietati i lacci delle scarpe. Un migrante ride dell’insensatezza: i lacci no, ma una cintura di spago per i pantaloni troppo larghi, «quella sì la possiamo portare e eventualmente impiccarci».
Tutti sono angosciati dall’igiene: sono giorni che non ricevono sapone, che non possono andare alla «barberia» (son vietate le lamette). Si vergognano molto di quest’incuria. Sono giorni che non hanno vestiti di ricambio: «Non ci piace puzzare, ma ecco puzziamo».
Tutti i buoni propositi di un eurodeputato vanno a sbattere inani contro quei volti di supplica disperata, che chiedono quel che dovrebbe essere normale: poter uscire dall’inferno in cui precipitano tutti, incensurati e non; avere informazioni (ma mancano gli interpreti); poter raggiungere i parenti che a volte non sono fuori Europa ma a due passi da qui; essere assistiti (il barbiere e lo psicologo sono le figure più anelate). E soprattutto: scongiurare il respingimento che l’Unione in teoria vieta, il rimpatrio lì dove la morte li aspetta.
Ho passato un pomeriggio con loro, e alla fine avevo l’impressione che fosse un anno fatto di impotenze. Continueremo a batterci per loro, è certo. Ma con quale prospettiva d’essere ascoltati da autorità nazionali ed europee? Una cosa so: quale che sia la nostra azione, in Europa e nelle associazioni, tutti ci stiamo macchiando d’una colpa. Perché questi zoo li abbiamo fabbricati noi. Perché li definiamo inaccettabili, allontanandoci da quei volti che chiedono risposte fino all’ultimo minuto – insopportabile – in cui incroci i loro sguardi. Ma anche questo sappiamo: nello stesso istante in cui dici «inaccettabile» e poi prendi il treno per tornare a casa, già hai accettato. Già sei sceso a patti con il tremendo.


Per ulteriori approfondimenti:

“Respinti dal Cie di Ponte Galeria. Noi che volevamo essere trattenuti!”: la lettera dei membri della delegazione organizzata dalla campagna lasciateCIEntrare, che non hanno avuto il permesso di entrare a Ponte Galeria, il 19, pubblicata su «Micromega».

Ponte Galeria, “La Guantanamo italiana”, la situazione al Cie dopo il cambio gestione, reportage di Veronica Di Benedetto Montaccini e Giacomo Zandonini su Repubblica.it.

Appello: liberate subito Emra Gasi dal CIE di Bari

di venerdì, dicembre 5, 2014 0 , , , Permalink
Diffondiamo e sottoscriviamo
L’Altra Europa con Tsipras sottoscrive e invita a sottoscrivere, con ferma convinzione, l’appello Liberate subito Emra Gasi dal CIE di Bari, lanciato da Melting Pot-Europa. 
Ricordiamo che Emra, ventiduenne nato, socializzato, vissuto sempre in Italia,  è internato in quel Cie in quanto raggiunto da un ordine di espulsione verso la Serbia, un paese che egli mai ha visto. 
La sua “colpa” è d’essere figlio di genitori che furono costretti a fuggire dall’ex-Jugoslavia a causa della guerra e a rifugiarsi in Italia. Iscritto sulla carta di soggiorno del padre, alla sua morte Emra è diventato, per le autorità italiane, un senza-diritti. 
Così, applicando in modo arbitrario la già dissennata e feroce normativa italiana, un giudice di Pace ha deciso che, nonostante i suoi vincoli familiari siano tutti qui e nulla lo leghi alla Serbia, egli debba essere sradicato violentemente dal suo paese e trapiantato in una terra estranea.
La vicenda di Emra Gasi, per quanto tutt’altro che rara, illustra in modo esemplare quanto anacronistica e discriminatoria sia la legislazione italiana, che non prevede alcun meccanismo automatico per l’acquisizione della nazionalità, neppure per i figli di genitori “stranieri” che siano nati, cresciuti ed educati in Italia.
Ricordiamo, inoltre, che i Cie (Centri d’identificazione ed espulsione) -strutture d’internamento extra ordinem, istituite nel 1998 dalla legge detta Turco-Napolitano col nome di Cpt (Centri di permanenza temporanea)- violano clamorosamente i principi basilari dello stato di diritto e della Costituzione italiana.
Sarebbe ora di rivendicare la fine dei lager di Stato e di rilanciare la battaglia per una riforma radicale della legge italiana sulla cittadinanza, nella prospettiva dell’affermazione della cittadinanza europea di residenza.

L’Altra Europa con Tsipras

Per firmare l’appello:

#IostoconEmra – Liberate subito Emra Gasi dal CIE di Bari